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[Lettres du monde] Bakhita, la chanceuse

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C’est en visitant Langeais, sur les bords de la Loire, que Véronique Olmi a appris l’existence de Joséphine Bakhita, la patronne du Soudan. Dédier une église de Touraine à une sainte africaine, cette manœuvre audacieuse vient d’un ecclésiastique atypique : Emmanuel Lafont a exercé longtemps son ministère à Soweto, puis a regagné un temps son diocèse de Tours avant de repartir comme évêque de Cayenne en Guyane. Personne ne connaît le vrai prénom de cette petite fille du Darfour. Bakhita, « la chanceuse » est un surnom arabe donné par les esclavagistes qui l’ont enlevée à l’âge de six ans. Peut-on vraiment parler de chance quand on est arrachée aux siens, forcée à marcher, mal nourrie, battue, tatouée, vendue et revendue ? Certainement pas, mais l’enfant montre un calme à toute épreuve, beaucoup d’empathie à l’égard de ses codétenus, une résilience hors du commun. Lire la suite ici ( RFi ).

Interview de Véronique Olmi (Paris Match)

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Véronique Olmi retrace la vie de Bakhita, née au XIXe siècle, enlevée à 7 ans au Darfour. Esclave, domestique puis religieuse, elle consacra sa vie aux enfants pauvres et fut canonisée par  Jean-Paul II. Son roman fait de plus en plus parler de lui, et le magazine Paris Match, qui le qualifie de "bouleversant", a interviewé l'auteure en ce début septembre. Lien.

Bakhita, de Véronique Olmi

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Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres. Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.  Lien.